TEAE 2026 : 14 lauréats AFIPA, un camouflet pour la DGFiP !
- Le 31/10/2026
- Dans articles 2026
Les résultats du TEAE 2026 sont tombés et nous félicitons bien sûr les 73 lauréats de cette sélection exigeante. Mais pour la DGFiP, le constat est amer…
129
dossiers présentés
42
admissibles
14
lauréats AFIPA
1
lauréat IP
Une sélection qui laisse de côté la grande majorité des aspirants
Derrière ces chiffres, il y a des collègues qui ont consacré du temps et de l'énergie à constituer leur dossier, à préparer l’entretien, et ceci parfois sur 2 années consécutives ! Nombre d'entre eux ont de longues années d'expérience, une réelle expertise et une manière de servir irréprochable.
Près de 90 dossiers sur 129 n'ont même pas franchi le cap de l'admissibilité ! Ce filtre est lourd de conséquences pour la motivation des postulants.
14 lauréats AFIPA : c’est inacceptable !
14 lauréats AFIPA, c'est bien trop peu au regard des besoins et du vivier de cadres expérimentés que compte la DGFiP. Nous refusons que ce résultat soit présenté comme un succès, comme cela est traditionnellement fait par la DGFiP. Il traduit au contraire un rétrécissement continu des possibilités de promotion.
Alors quand la Directrice générale se fend d’un petit mot pour les collègues recalés, nous ne pouvons que réitérer nos demandes et l’inviter à agir au plus vite pour que les conditions d’accès au TEAE soient conformes aux objectifs initiaux à savoir « l'aptitude à exercer des fonctions supérieures de direction, d'encadrement, d'expertise ou de contrôle ».
Nous rappelons également que les AFIPA devaient disposer d’une « voie spécifique », ce qui n’a absolument pas été le cas, et demandons à la DGFiP d’en faire un bilan et d’en tirer les conséquences en soutenant les spécificités de ce corps à l’interministériel alors qu’il est attaqué dans la presse pour son pseudo-manque de mobilité ! Pour le SCSFiP, la DGFiP a besoin de ses AFIPA !
Des perspectives qui fondent comme neige au soleil
Pour les AFIPA, les perspectives de carrière se réduisent comme peau de chagrin. Les débouchés se raréfient, les voies de promotion se ferment les unes après les autres, et les collègues qui s'investissent depuis des années voient leur horizon se boucher.
Les agents ne demandent pas des faveurs, mais des perspectives lisibles et crédibles, à la hauteur de leur engagement.
Voir également notre article sur ce sujet : AFIPA, y a-t-il encore une lumière au fond du couloir ?
La mobilité : un atout, pas un passage obligé
Nous ne dénigrons pas la mobilité : elle peut être un plus dans un parcours d'AFIPA, elle enrichit l'expérience et ouvre des perspectives. Mais elle ne doit pas devenir le critère qui efface tous les autres.
Beaucoup de collègues ont fait un autre choix : s'investir pleinement dans leur poste, y développer une expertise reconnue et assurer la continuité du service, plutôt que de bouger dans l'espoir d'une sélection.
Ces profils plus techniques ne sont pas moins méritants, bien au contraire. La prime à la mobilité n'est donc pas acceptable si elle revient à valoriser le mouvement au détriment de l'engagement et de la compétence. Un parcours se juge sur sa valeur et sa contribution au service public, pas sur le nombre de changements d'affectation.
La technicité : le coeur de la DGFiP, aujourd'hui menacé
La DGFiP repose sur des savoir-faire pointus, qui ne s'improvisent pas et se construisent par des années de pratique : fiscalité, gestion publique, contrôle, expertise comptable, foncier, conseil aux collectivités. Les AFIPA techniques en sont les garants au quotidien.
Quand les promotions ne reconnaissent plus cette expertise, quand les profils qui ont choisi de s'investir dans leur poste sont écartés, c'est la technicité même de la maison qui est dilapidée. Et une expertise perdue ne se retrouve pas du jour au lendemain. Ce sont la qualité du service rendu aux usagers, la fiabilité du travail et la capacité de la DGFiP à remplir ses missions qui sont en jeu. Nous exigeons que la technicité soit reconnue à sa juste valeur dans les parcours et les promotions.