Syndicat des Cadres Supérieurs des Finances Publiques

Syndicat des Cadres Supérieurs des Finances Publiques

Articles publics

  • Les voeux du Secrétaire Général

    Chères et chers collègues,

    Je vous présente, ainsi que l’ensemble des membres du Bureau, nos meilleurs vœux pour cette année 2021. Que cette dernière vous apporte, à vous et tous ceux qui vous sont chers, bonheur, santé et réussite tant sur le plan personnel que professionnel.

    Espérons que cette année 2021 se fera un peu moins contraignante que sa devancière, même si la crise sanitaire n’est pas encore derrière nous.

    Nous avons collectivement démontré, en cette période difficile, notre engagement, notre adaptabilité et notre sens des responsabilités. Les autorités nous en font globalement crédit, et nous ne demandons qu’une chose : que cette reconnaissance se traduise dans les faits et plus particulièrement que les réformes en cours donnent lieu à un échange véritable entre les cadres, leurs représentants et l’administration centrale.

    Les sujets sont légion : GPEEC des A+, classement des postes comptables, indices dans la filière administrative, suites -et fin je l’espère- du PPCR, statut d’emploi des numéros 1, désaffection pour certaines sélections, recrutement au choix ou encore doctrine d’emploi des cadres supérieurs sont au centre de nos préoccupations.

    Nous porterons la parole des cadres supérieurs dans le cadre d’un dialogue social régulier, reposant sur la franchise et le respect mutuel. L’avenir de notre administration, ses conditions d’organisation et sa capacité à offrir à ses cadres des parcours dynamiques demeurent au cœur de notre action.

    Le SCSFIP continuera à défendre les intérêts des cadres supérieurs de la DGFIP et à faire vivre une certaine idée de la solidarité au travers des séances de préparation de nos adhérents aux diverses sélections qui ont, une fois de plus, rencontré un vif succès.

    Notre volonté est d’aller plus loin : nous projetons d’organiser des conférences de nature à renforcer nos connaissances sur des sujets divers comme l’organisation de l’État, les institutions européennes, certains métiers de la fonction publique (magistrat, directeur d’hôpital…). A cela s’ajouteraient, en fonction des besoins exprimés et du succès rencontré, des séances de coaching (élaboration d’un CV, rédaction d’une lettre de motivation, préparation d’un entretien de recrutement…).

    Enfin, il est évident que la fin des CAPN de mutation ou encore le recrutement au choix doivent nous amener à revoir nos modes d’intervention. Il devient ainsi primordial de pouvoir développer notre réseau de sections locales et pouvoir défendre nos conceptions au plus près des directeurs locaux. Une vingtaine de sections existent à ce jour et nous souhaitons augmenter leur nombre et leur donner les moyens d’exister. Si certains d’entre vous souhaitent se porter candidat et s’engager dans une démarche active, le SCSFIP est prêt à les accueillir.

    Cette année 2021 sera sans doute riche en événements. Le SCSFIP est prêt à y faire face avec votre soutien qui, malgré les circonstances, est demeuré réel et profond et je vous en remercie.

    Encore une fois bonne et heureuse année 2021 et portez-vous fort.

     

    Jean-Marc Bouchet

  • Billet d’humeur : une boulette très mal venue…

    Suite aux propos tenus le 14 décembre par la Ministre de la transformation et de la fonction publique laissant à penser que les agents de la DGFIP n’étaient actuellement pas pleinement occupés et pouvaient donc participer à une plate-forme de soutien aux personnes isolées, les organisations syndicales de la DGFIP ont fait part de leur émoi bien légitime face à ce que nous pouvons qualifier de "grosse boulette" tant nous ne pouvons croire que de telles affirmations résultent d’une pensée réfléchie.

    Le SCSFIP partage cet émoi car cette boulette intervient dans un contexte qui a vu nos collaborateurs être au rendez-vous de leurs missions depuis le 16 mars avec, sans être exhaustif, le paiement en temps et en heure de tous les salaires (dont ceux des ministres...) des 3 fonctions publiques, la réalisation inédite d’une campagne des déclarations sans accueil avec un déport très réactif sur d’autres canaux sans oublier la mise en place du fonds de solidarité (avec ses multiples évolutions) au bénéfice des entreprises et nous pourrions continuer ainsi cette démonstration sur l’ensemble des missions de la DGFIP.

    Ainsi, les cadres supérieurs de la DGFIP ont bien conscience, eux, de l’investissement et de la mobilisation de la grande majorité de leurs collaborateurs sans lesquels rien n’aurait été possible durant cette période de crise sanitaire qui dure toujours au moment où la DGFIP doit faire face à de nouveaux défis notamment avec la clôture des exercices comptables de l’État et des collectivités publiques avec dans ce domaine un degré d’exigence croissant (production plus rapide des comptes de la nation).

    Cette boulette est d’autant plus mal venue qu’elle intervient au moment de l’annonce (comme chaque année à la même époque) des suppressions d’emplois à la DGFIP au titre de l’année 2021.
    Depuis maintenant 15 ans, les cadres supérieurs que nous représentons majoritairement gèrent ces suppressions d’emplois, les expliquent auprès de leurs collaborateurs, mettent en place les réformes qui en découlent.
    Car si la Ministre décide de la transformation publique, sur le terrain, ce sont bien les cadres supérieurs qui la mettent en œuvre..

    Ainsi, il n’est pas peu dire que dans notre action au quotidien, nous n’avions pas besoin en ce moment d’une telle boulette qui vient cristalliser des tensions. Alors s’il s’agit bien d’une boulette, Ministre ou pas, il n’y a aucune honte à s’excuser et comme on dit : faute avouée ….

     

  • Votre avis nous intéresse !

    Chers collègues,

    Le moral des cadres supérieurs de la DGFIP n’est pas bon ; le dernier baromètre social est là pour en témoigner. Depuis plusieurs mois ou années, le SCFIP dénonce le délitement de la relation de confiance entre la Direction générale et l’ensemble de son encadrement supérieur et le profond mal être qui en découle.

    Cette situation est multifactorielle et nous avons identifié certains de ces facteurs :

    • Opacité dans la gestion des cadres,
    • Profondes évolutions résultant des textes pris en application de la Loi de transformation de la fonction publique d’août 2019 dont les principales sont :
      • la promulgation du décret emplois de direction de décembre 2019,
      • l’élaboration du statut d’emploi dont nous attendons le projet,
      • la rapide mise en ouvre d’une déconcentration de gestion de l’encadrement supérieur.

    Tous ces textes ont été mis en application dans un contexte où le rôle des instances de dialogue social a été profondément modifié et où les engagements pris devant les représentants du personnel n’ont, dans de nombreux cas, pas été suivis d’effet.

    Il y a probablement d’autres facteurs à l’origine du malaise ambiant et dans ce contexte, le SCSFIP a décidé de lancer une réflexion sur son espace Adhérent auprès de l’ensemble de ses adhérents.

    pour participer, cliquez ici

    Nous mettrons en ligne notre première analyse résultant des contacts que les représentants du personnel ou les membres du bureau ont pu avoir avec les uns et les autres à laquelle il vous sera proposé de réagir.

    Nous garantissons bien entendu le caractère confidentiel des contributions que vous déposerez sur notre site et qui ont pour finalité, après synthèse, d’interpeller le Directeur général sur votre ressenti à l’origine du profond malaise actuel de l’encadrement supérieur de la DGFIP et vos propositions pour y remédier.

    Pour cela, nous avons besoin de vous ! Nous espérons donc que vous serez nombreux à alimenter cette réflexion collective !