Votre avenir se joue maintenant !

DominoCher(e)s collègues,

D’ici un mois la DGFIP fera ses propositions à la Direction Générale de l’Administration et de la Fonction Publique dans le cadre du PPCR (Parcours Professionnels, Carrières et Rémunérations). D’ici un mois donc, votre grille indiciaire qui rappelons-le, vous positionne au sein des 3 fonctions publiques, sera définitivement figée, au moins pour les 15 ou 20 années à venir, autrement dit, pour votre carrière. Nous avons longuement présenté ce dispositif dans nos précédent articles, qui sont toujours accessibles en ligne. Nous nous étions alors entretenu avec le DGA, Vincent Mazauric, pour lui faire part de nos propositions. Fin janvier, le SCSFIP a également rencontré le nouveau chef de service RH, Antoine Magnant, ainsi que son collaborateur de RH1A Pascal Anouliès, plus précisément en charge du PPCR. Le compte-rendu complet de cet échange sera prochainement accessible à nos adhérents, mais nous avons pu finaliser notre analyse et nos propositions sur ce sujet. Nous pensons donc important de faire à tous nos collègues, d’IP à AGFIP, une synthèse des possibilités et des enjeux du PPCR, afin que vous compreniez combien ce mois de février est crucial pour votre avenir professionnel.

 

Un incontournable : la situation des IP

Les négociations PPCR ne peuvent pas conduire à faire évoluer différemment un grade qui est commun à toute la fonction publique, ce qui est le cas des inspecteurs principaux de la DGFIP. Dans la mesure où ils ont la même grille que les attachés principaux et IP des autres administrations (voir, par exemple, notre comparatif avec les Douanes), l’évolution des IP est déjà écrite. Ils passeront dans le cadre de PPCR, de 966 à 1015 en indice terminal, comme tous les autres lauréats « du principalat ». Nous avions proposé davantage, mais la porte est totalement fermée au niveau DGAFP. Faire croire le contraire à nos collègues serait mentir et ce n’est pas notre façon de faire. En revanche, le passage à 1015 va enfin leur ouvrir des accès à de nombreux dispositifs de fin de carrière qui leur sont fermés aujourd’hui et le SCSFIP veillera à ce que ce soit effectivement le cas, pour réparer l’injustice flagrante dont ils sont actuellement victimes !

 

Une page blanche : la situation des IDIV et des AFIPA

Pour ces deux grades, la porte est en revanche grande ouverte car ils ne correspondent à rien du point de vue de la fonction publique. Par conséquent, la DGFIP peut proposer ce qu’elle veut. En effet, la situation est, au regard des autres administrations, une incongruité totale. La filière courte des AFIPA, sur la base des concours internes, est très en deçà de ce qu’elle est dans les autres administrations, qu’il s’agisse d’un directeur des douanes comparable (indice terminal 1015) ou même d’un attaché hors classe (qui dispose d’un échelon spécial HEA 3). La filière longue, à l’ancienneté, des Inspecteurs Divisionnaires, est, en revanche, extrêmement privilégiée à la DGFIP avec une grille très au-dessus de ce qu’elle est dans le reste de la fonction publique.
Avec une filière courte et une filière longue qui terminent au même indice, aussi peu différenciées, la DGFIP est une anomalie totale dans le spectre administratif français. Une anomalie qui finira, si rien ne se fait, par lui coûter très cher…

 

Les propositions du SCSFIP

Le SCSFIP intègre donc tous ces paramètres, dans un environnement budgétaire que l’on sait contraint, et a fait à notre DG une proposition de bon sens, cohérente, qui réconcilie la DGFIP avec les autres administrations, à commencer par celles de son propre ministère !

  • Les IP passent à 1015, c’est incontournable
  • Les AFIPA doivent être aussi bien traités que leurs homologues, à commencer par leurs collègues des Douanes et donc passer a minima sur une grille avec un indice terminal HEA 1er chevron (1040).
  • Les IDIV HC ne sauraient en aucun cas avoir un positionnement équivalent à celui d’un IP qui a passé un concours pour jouer le jeu de la « filière courte ». Le PPCR est l’occasion de corriger l’anomalie actuelle sans pénaliser les Inspecteurs Divisionnaires de la maison, donc de proposer une grille indiciaire avec un indice terminal qui serait de 995 ou 1000.

Bien évidemment, et afin d'éviter toute ambiguité, ce repyramidage indiciaire s'inscrit dans le cadre du PPCR et de son principe d'échange indice contre indemnitaire qui nous paraît inévitable au regard des contraintes budgétaires actuelles.
Cette proposition, sans pénaliser qui que ce soit en valeur absolue (puisque tout le monde progresse), permet de retrouver une grande cohérence dans les parcours de carrière de la DGFIP, ce qui est à la fois l’objectif du PPCR et celui que devrait avoir notre direction si elle souhaite construire l’avenir de la DGFIP avec ses cadres. Elle redonne du sens à l’examen professionnel ouvert aux inspecteurs divisionnaires pour l’accès à IP et AFIPA (qui n’ont – c’est à peine croyable et pourtant vrai - aucun intérêt à l’heure actuelle). Elle repositionne les cadres sur le plan RH, en phase avec les organigrammes des directions départementales, régionales et centrales de la DGFIP. Elle permettra de rationaliser les dispositifs de fin de carrière. Elle décompressera l’accès aux postes de débouchés et notamment les postes 1015, 1040 et HEA.

 

« Lever la voix ne donne pas raison » - proverbe chinois

Nous aimerions le croire et pourtant…

Car réjouissez-vous cher(e)s collègues, tout va bien. Aux yeux de notre direction, vous êtes satisfaits et heureux de votre situation, ce qui n’est pas vraiment notre propre ressenti. Pourtant, c’est ce qui ressort des fiches codir remontées par vos directeurs à notre DG. Oh certes, la destruction massive de vos carrières administratives, sans aucun partage de l’effort demandé, génère bien un peu de grogne localisée ici ou là, mais rien de comparable avec l’immense malaise de la filière longue… Un malaise qui remonte chaque mois de tous les départements où un lobby bien connu et fort bien organisé rencontre, mois après mois, tous vos directeurs, les délégués du Directeur Général  pour se plaindre du sort d’une partie minoritaire de ses adhérents (mais qui est remonté comme étant celui du plus grand nombre). C’est le paradoxe de la DGFIP, la direction où la filière longue est la mieux traitée de l’administration française et celle où son malaise est prétendument le plus grand.

Sachez que rien ne sera automatique dans PPCR et que rien n’est décidé. L’histoire récente a malheureusement démontré qu’à la DGFIP ce n’était pas toujours la voix de la raison qui était entendue. Nous ne saurions donc trop vous inciter à aller calmement mais fermement la faire entendre à vos directeurs, sans quoi, l’occasion unique qui nous est offerte ici sera gâchée et avec vous, c’est toute la DGFIP qui y perdra son avenir et ses illusions.

 

Le comité.

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