Implacable !

Le SCSFIP a toujours été et reste une organisation syndicale constructive. Concernant l’accès aux postes C1, le postulat du chef de service des ressources humaines est que pour être juste il faut retrouver globalement la situation d’accès telle qu’elle existait en 2008, avant la fusion. Nous avons déjà expliqué que cette méthode était incohérente, mais nous en prenons acte.

Nous prenons donc la situation de 2008. Notre démonstration sur la mesure de l’effort respectif des grades prouvait que la proposition que la DG en tirait actuellement était profondément injuste. Nous allons désormais démontrer à la DG quels étaient ces fameux équilibres prévalant en 2008, qu’il faut donc, selon le chef de service, retrouver.

Notre première proposition, qui nous semblait juste et légitime, était d’appliquer la règle du plus grand nombre, c’est-à-dire celle prévalant en filière fiscale. Cette règle était simple : priorité au grade pour l’accès à ces postes. Au nom de la préservation des carrières des IDIV issus de la GP, la DG a refusé cette solution pourtant particulièrement pragmatique.

Dès lors, nous ne voyons qu’une deuxième proposition : reprenons les règles de la GP. Ces règles, plus complexes en apparence, avec un système d’interclassement, aboutissaient à un constat clair et très précisément expliqué dans un document communiqué largement par les services RH de la DGCP. Ce document servait d’ailleurs d’argument pour motiver les inspecteurs à passer le concours d’IP !!! Ce document, nous l’avons retrouvé et nous vous le communiquons ci-dessous. Pour mémoire, l’accès aux HEA se fait par le biais de l’accès à « TP1 ».

carrière comparée IP-IDIV

Quelle était donc la situation en filière GP ?

  1. Tous les IP et DD (AFIPA) accédaient à des postes HEA.
  2. Une partie seulement des IDIV HC (TP) accédaient à des postes HEA
  3. Les IP accédaient aux HEA en moyenne 4 ans et 9 mois avant les IDIV HC
  4. Les AFIPA accédaient aux HEA en moyenne 8 ans et 3 mois avant les IDIV HC

Par conséquent si l’on retient l’hypothèse la moins favorable aux IP et aux AFIPA, qui est celle de la filière GP, le minimum acceptable est de retrouver ces équilibres…

On nous dit que les carrières doivent s’allonger dans le contexte budgétaire actuel et compte tenu du recul de l’âge de départ à la retraite. Nous en sommes conscients, comme tous les collègues. Mais si l’on veut que l’effort soit partagé alors l’allongement des carrières doit être le même pour tous. Donc l’écart mesuré ici entre les différents grades doit être reproduit dans la proposition de la DG, ainsi l’effort sera clairement partagé entre les différents grades.

Ce n’est clairement pas le cas avec la proposition de la DG, laquelle n’a d’ailleurs toujours pas produit ni chiffre ni analyse sur les conséquences de ses pseudo-arbitrages.

Il est impensable de voir que le chef de service RH décide de nos avenirs sur du vent, continuons la mobilisation !

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