Fusion des ESI : les grandes manœuvres commencent

palpLors de leur création en 2011, les DiSI avaient pour ambition d'incarner la fusion dans le domaine informatique en unifiant le pilotage des structures informatiques des 2 filières, avec un engagement de maintien de l'ensemble des 49 établissements existants au moment de la fusion.

Le Directeur Général souhaite désormais revoir la carte des implantations, notamment dans les 10 communes où, suite à la juxtaposition des réseaux des anciennes directions, deux établissements sont installés : Marseille, Bordeaux, Nantes, Lille, Clermont-Ferrand, Strasbourg, Lyon, Rouen, Versailles et Amiens.

Présentée lors du GT informatique du 19 septembre 2016 puis mis à l'ordre du jour du CTR du 29 septembre 2016, une fiche propose donc de fusionner ces ESI, au moins administrativement, d'ici la fin de l'année 2018. Selon l'administration, cette organisation ne conserve plus aujourd'hui la même pertinence. En fonction des sites, des facteurs d'opportunité immobilière, d'évolutions des ressources ou d'affectation des missions conduisent à demander le maintien d'un seul établissement informatique par commune.

Concrètement, il ne subsistera donc qu'un seul établissement, avec bien sûr un seul responsable, et le second poste de direction d'établissement sera supprimé. Il en est de même pour l'ESI de Bobigny qui fusionne avec celui de Montreuil-Blanqui dans la mesure où une partie de l'ESI (le pôle développement) vient de déménager sur Montreuil.

Il est précisé que la situation personnelle de chaque cadre en place sera étudiée, en fonction des souhaits de chacun et que les cadres surnuméraires pourront être maintenus le cas échéant en surnombre sur le site, "avec le bénéfice de toutes les garanties offertes aux agents dont le poste est affecté par une réorganisation administrative."

Les collègues concernés se retrouvent donc dans une situation d'incertitude quant à leur devenir, même si les premiers éléments remontés semblent indiquer une volonté de gestion dans la souplesse, en tenant compte de leur souhaits notamment dans le cadre des promotions et des mouvements de mutation à venir.

Il convient cependant de noter que la cartographie des emplois de cadres supérieurs sera modifiée, par la suppression de 11 emplois d'IP/AFIPA, soit 1/5 des emplois de direction d'ESI. La question du calibrage des ESI fusionnés va donc se poser désormais compte tenu du volume d'agents gérés, mais la Direction Générale n'a pour l'instant pas communiqué sur d'éventuelles implantations d'emplois d'AFIP ou d'indices HEA administratifs.

Le SCSFiP suivra bien sûr de près l'évolution de ce dossier ainsi que la situation personnelle des collègues concernés.

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