Les cadres supérieurs peuvent tout entendre de leur Direction Générale à condition toutefois que celle–ci prenne la parole….ou la plume…ou le clavier…

En cette période de difficultés économiques et alors que les lettres de cadrage adressées à nos ministres valident la contraction de nos effectifs et de nos budgets de fonctionnement, les cadres supérieurs s’interrogent sur les futures conditions d’exercice des missions dévolues à la DGFiP au sein d’un ministère, certes indispensable au bon fonctionnement de l’État, mais jugé non prioritaire…

Les cadres supérieurs de la DGFiP sont bien conscients de cet environnement budgétaire contraint, ils en mesurent quotidiennement les effets dans l’exercice de leurs missions de commandement.C’est pourquoi ils souhaitent être associés aux réflexions portant sur l’évolution inéluctable des conditions d’exercice des missions de la DGFIP pour assurer des services de qualité à la hauteur des attentes de nos concitoyens.

Évolution des structures et des méthodes du contrôle fiscal, restructuration du réseau des postes comptables, organisation de la fiscalité patrimoniale, certification des comptes locaux ; autant de sujets sur lesquels notre nouveau directeur général pourra et devra s'appuyer sur l'expérience et l'expertise de ses cadres supérieurs.

Dans le même temps, entretenue par un silence parfois pesant de l’administration, de nombreuses interrogations demeurent et entretiennent les rumeurs et autres supputations : incertitudes sur le volume des taux de promotions à AGFIP, AFIP et AFIPA, retard dans la publication de la note sur la sélection AFIP  ou encore  report du versement de certaines primes aux AFIP-AGFIP.

Le SCSFiP parce qu'il est le représentant d'un volume croissant de cadres supérieurs des deux filières entend participer à l'ensemble des chantiers que souhaitera ouvrir notre nouveau directeur général.

En effet, le directeur général doit avoir pleinement conscience qu'il n'y a pas d'évolution possible sans un investissement de ses cadres supérieurs.

Au regard cet investissement jamais démenti, les cadres supérieurs peuvent être fiers de leurs actions au quotidien et n'ont pas à s'excuser de leur rémunération..Ce point mérite d'être réaffirmé face à une tendance grandissante de certaines organisations syndicales à utiliser un peu trop facilement  les cadres supérieurs en guise d'exutoire…

Pour en revenir à la question des carrières, la fin de la période de convergence se profile et l'avenir commun de l'ensemble des cadres supérieurs se construit maintenant.Il nous faut nous battre ensemble sur les volumes des postes de débouchés comptables et administratifs qui seront offerts notamment aux AFIPA. Le dossier des quotas est sur la table, il faut nous en emparer et exiger que cette répartition reflète les différences hiérarchiques entre les grades.

Nous nous sommes battus, au sens noble du terme, quelle que soit la filière d’origine, souvent au prix de sacrifices, de passages de concours ou sélections difficiles, de prises de risque sur des postes à enjeux et de mobilité géographique, marquant ainsi un fort investissement personnel et familial.

Nous sommes conscients que le nombre d’emplois de commandement n’est pas infini. Il appartient donc à la Direction de rendre cohérent le parcours de ses cadres en leur assurant des débouchés de bon niveau.

C’est pourquoi le SCSFiP continuera à revendiquer une hiérarchie des débouchés en phase avec la hiérarchie des grades.

Dans ce cadre, nos positions n’ont pas changé :

  • Besoin de clarté sur la doctrine d’emploi des IP car un flou persiste. Si les collègues IP issus du premier concours fusionné ont pris leur fonction le 1er septembre, la diversité des emplois qui leurs sont confiés d’un département à l’autre apparaît peu compatible avec la gestion dans le temps de leur carrière. En outre, il convient que la Direction Générale ouvre rapidement le sujet des 18 mois d’audit obligatoire qui apparaît irréaliste en terme de gestion, sauf à nous démontrer le contraire (un exemple : comment concilier cette règle de gestion pour les collègues nommés en Administration Centrale, en DIRCOFI, en Directions spécialisées ?)

Ce dernier point illustre le besoin de lisibilité des carrières ressenti par de nombreux cadres supérieurs ; une cartographie claire et relativement stable des postes par grade permettra à chacun de faire des choix à court et moyen terme au regard de ses propres ambitions mais également de ses contraintes.

  • Tous les Inspecteurs Principaux doivent pouvoir dérouler à minima une carrière d’AFIPA même au prix d’une vision malthusienne du recrutement d’Inspecteurs Principaux. Il est anormal de stopper des carrières de cadres supérieurs 6 ans après leur recrutement, cela représente un véritable gâchis pour notre administration.

Cet objectif est selon nous aisément atteignable si notre direction engageait enfin, 4 ans après la fusion, une véritable réflexion sur la cartographie des postes dévolues aux IP et aux AFIPA. 

Pour étayer nos propos sur ce sujet encore en jachère, il suffit de regarder sur ULYSSE la diversité des organigrammes de DDFIP similaires avec notamment une confusion des grades d’AFIPA et d’IDIV sur les fonctions de chef de division.

Nous nous sommes réjouis de l’annonce de Philippe Rambal de début d’année de positionner à terme (au fil des départs naturels : mutations, retraites) et compte tenu des enjeux, des AFIPA sur tous les postes de chefs de division dans les DDFIP de première catégorie.Toutefois, cette annonce a du mal à se concrétiser dans les faits mais nous espérons que le mouvement en cours d’IDIV traduira cet engagement. En effet, nous serons très attentifs sur le fait que les postes de chef de division dans les premières catégories libérés par des IDIV lors de leur prochain mouvement soient laissés vacants et ouverts au prochain mouvement d’AFIPA car ce n’est qu’à cette condition que les engagements sur les taux de promotion pourront être respectés. Nous rappelons que nous demandons également la même chose pour les DDFIP de deuxième catégorie (divisions confiées à des AFIPA ou à des IP).

  • La sélection AFIP doit être le moment fort de la carrière du cadre supérieur qui interviendra en moyenne à 45 ans, avec une suite motivante quelle que soit l’issue de la sélection.

Tous les AFiPA qui le souhaitent doivent se voir confier rapidement, après la plage d’appel AFiP un poste administratif ou comptable hors échelle A qui les amènera quelques années plus tard à occuper des postes hors échelle B. Pour que ce parcours soit réalisable, le SCS-FiP est la seule organisation syndicale à défendre l'accès prioritaire des AFiPA sur les postes comptables indiciés. Il ne s'agit pas ici d'accorder un privilège aux AFiPA mais de donner du sens à leur parcours professionnel et surtout de respecter la hiérarchie des débouchés en fonction de la hiérarchie des grades.

La Direction Générale doit par ailleurs mettre en place un mode de gestion des AFIP garantissant une certaine fluidité afin de permettre une gestion dynamique des promotions d’IP à AFIPA et d’AFIPA à AFIP. Les pistes qui ont été évoquées lors de la dernière CAP du 20/09 (Cf compte rendu en ligne sur notre site) nous semblent sur ce point aller dans le bon sens. 

C'est donc dans un esprit conquérant que le SCSFiP aborde cette rentrée en espérant vous convaincre de nous rejoindre car des batailles restent à gagner. Plus nombreux nous serons, plus nous serons entendus. Notre  force est notre réunion dans un objectif commun : réussir ensemble avec un avenir professionnel de qualité pour chacun.

Les cadres supérieurs de la DGFiP ne se laisseront pas abattre et le SCSFiP ne les laissera pas tomber.

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !