Je suis un AFIPA, quelles questions dois-je me poser ?

Comment fonctionne la sélection à AFIP ?

En fait, les grades d’AFIP et d’AGFIP constituent globalement un corps. Cela signifie que pour toute la DGFIP, il ne peut y avoir, à un instant « t » qu’un nombre limité d’AFIP et d’AGFIP, ce nombre étant déterminé par le ministère de la Fonction Publique (après discussion avec l’administration concernée). 

Par conséquent, pour qu’un AFIPA puisse passer AFIP, il faut qu’un poste se libère, donc qu’un AFIP passe AGFIP (ce qui nécessite qu’un AGFIP ait, lui-même, libéré son poste)  ou qu’il parte : sur un « débouché » de type poste comptable ou à la retraite.

Aujourd’hui, le volume du corps est d’environ 700. Lors de la fusion, il a été intégralement pourvu, souvent par des AFIP et AGFIP relativement jeunes. 

Au moment de la sélection à AFIP, la Direction Générale retient, après entretien, un nombre de candidat correspondant (en théorie) sensiblement au nombre de postes à pourvoir. Les collègues retenus sont alors « programmés » pour être AFIP mais doivent attendre de prendre un poste effectif, donc attendre qu’un tel poste se libère. En fonction du nombre de candidats retenus et de la mobilité des AFIP déjà en place vers une porte de sortie (AGFIP / retraite / poste comptable), les lauréats peuvent ainsi attendre jusqu’à un an pour prendre effectivement leur poste, ce qui est déjà le cas pour de nombreux collègues AFIP. 

J'entends dire que la sélection à AFIP sera de plus en plus difficile, qu'en est-il ?

Nous le pensons effectivement et il y a deux raisons à cela :

La première est mécanique : les postes d’AFIP sont actuellement pourvus par des collègues, souvent jeunes, qui ne vont donc pas partir rapidement. Par conséquent, on ne peut pas sélectionner trop d’AFIP alors qu’il n’y a pas de postes à leur donner, cqfd. A titre d’exemple, en 2011, il y avait une centaine de candidats pour 45 collègues qui ont été retenus. Sachant que certains collègues sélectionnés en 2010 n’avaient pas encore pu prendre leur poste d’AFIP ! 

En 2012, nous nous attendons à ce que, par manque de places disponibles, le nombre de lauréats soit plutôt orienté à la baisse, pour un potentiel global, qui serait évalué à 110 candidats. 

La seconde est plus politique : entre les pressions budgétaires et le récent rapport de la Cour des Comptes qui a met en cause la politique de rémunération des cadres à la DGFIP, il faut être bien conscient que le nombre du corps d’AFIP-AGFIP n’a pas vocation à augmenter. Au contraire, l’heure serait plutôt à une diminution globale du corps, ce que la direction générale reconnaît « en off ».

Conclusion, dans le contexte actuel, le nombre de places va vraisemblablement se réduire progressivement, certaines promotions pouvant même être aléatoirement « sacrifiées » (avec un nombre de places offertes très réduit) lorsque le stock d’AFIP fraîchement promus en attente de postes sera trop important.  

Mais alors, que se passe-t-il si je rate la sélection ? 

C’est tout le problème… A l’heure actuelle, il n’y a pas vraiment de carrière d’AFIPA, à part enchaîner des postes différents (mais toujours de même niveau) dans les directions du réseau en attendant un hypothétique poste indicié en fin de carrière. La perspective des AFIPA « non sélectionnés » se résume finalement à « vieillir et attendre », ce qui, reconnaissons-le, est assez déprimant !

Dans ce cas, que propose le SCSFiP ?

Le SCS-FIP reste sur sa ligne pragmatique et constructive : nous ne pensons pas réaliste de réclamer davantage de postes AFIP dans les circonstances actuelles. Nous resterons vigilants sur les possibles réductions, mais nous devons prendre acte du fait que dans les 10 ans à venir, plus de 2/3 des AFIPA ne passeront pas AFIP. C’est pourquoi, nous demandons avant tout de véritables carrières pour les AFIPA. 

Cela signifie que, comme cela se pratiquait dans la filière gestion publique, les AFIPA qui ne passent pas AFIP doivent bénéficier d’un accès rapide et privilégié aux postes comptables (SIP, SIE, PRS, postes comptables collectivités locales, agences comptables…) et pouvoir y dérouler une vraie carrière qui les mèneront rapidement vers des postes « hors échelle » A puis B.

Il faut donc aussi sur ce plan une cartographie des emplois, qui réserve une part importante des postes en question aux AFIPA. Encore une fois, c’est une question de logique et de justice. Il est normal que les AFIPA qui ont passé deux sélections, soient globalement prioritaires sur les IDIV qui n’en ont passé aucune. 

Date de dernière mise à jour : 27/03/2015