IDIV, IP, AFIPA, de quelle "confusion" parlons nous ?

Pourquoi le SCSFIP parle-t-il d’une confusion entre IDIV et IP / AFIPA ?

En clair, dans les directions locales, les fonctions de chef de division ont été indifféremment confiées à des IDIV ou à des IP / AFIPA. Ainsi, à Marseille, un IDIV pilote la division budget et la logistique et un AFIPA l’immobilier. A Lyon, c’est exactement l’inverse. Justifiée, au départ, par la nécessité de créer les directions locales fusionnées sans déplacer d’office les cadres en place, cette confusion des grade ne doit pas perdurer car cela revient à banaliser les grades d'IDIV et d'IP / AFIPA.

Quel est le risque pour les IP et les AFIPA ?

S'il n'y a plus de distinction de fonctions entre les IP / AFIPA et les IDIV et puisque cela « marche bien » (appréciation qui ne se fonde d’ailleurs sur aucune étude précise), il n’y aura plus, aux yeux des directeurs généraux comme de certains intervenants et observateurs extérieurs (IGF, Cour des Comptes, Ministère de la Fonction Publique, etc) de justification à la distinction des corps. Dès lors, la fusion entre IDIV, IP et AFIPA pourra être justifiée. 

Pourquoi est-ce inacceptable ?

La question pourrait être « pourquoi passer un concours et des sélections, s’il suffit d’attendre ? ». Nous avons tous été sélectionnés durement et fait des efforts importants pour cela. Nous avons accepté davantage de contraintes : mobilité, horaires, etc. Ce choix est guidé à la fois par une volonté de contribuer au maximum au service de l’Etat et par la volonté, plus personnelle, de « faire carrière ». Dès lors, nous estimons qu'il est normal que les parcours de carrière et les fonctions soient parfaitement distingués et qu'un IP / AFIPA qui a connu une ou plusieurs sélections et qui a été contraint à la mobilité doit être légitimement privilégié.

Quelle solution propose le SCSFIP ?

La solution est très simple, parfaitement applicable et bien connue de la DG : la cartographie des emplois. 

Pour être clair, il s’agit d’affecter les emplois à plus forts enjeux : financiers, managériaux, stratégiques, aux corps des IP, AFIPA mais également AFIP et AGFIP. A titre d’exemple, les emplois de chef de division dans les DDFIP de 1ère et 2ème catégorie, de n°2 dans les DDFIP de 3ème et 4ème doivent être réservés aux IP et AFIPA. Il en va de même pour les débouchés, ceux qui présentent les plus forts enjeux et sont les plus attractifs, doivent être en priorité offerts à ceux qui ont été sélectionnés. 

Enfin, un IP ne doit jamais être positionné comme adjoint d’un IDIV.

Cette cartographie a d’ailleurs des impacts multiples. C’est notamment en assurant cette « réserve » de postes que l’on pourra garantir les taux de promotion pour les promotions d’IP déjà en activité et celles à venir, au grade d’AFIPA.

Quelles avancées ont été obtenues par le SCSFIP ?

Nous constatons avec satisfaction que le discours de la Direction Générale a sensiblement évolué depuis nos premiers échanges sur le sujet. Ainsi, Philippe Rambal a acté, conformément à nos demandes répétées, que les emplois de chef de division dans les DDFIP de 1ère catégorie seraient réservés aux AFIPA, la transition se faisant à mesure du départ des IDIV en poste.

C'est une première avancée, mais nous poursuivons notre action, en particulier sur les postes dits "de débouchés".

Date de dernière mise à jour : 27/03/2015